Attractivité et défis des villes moyennes

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14 Oct, 2020

Le confinement a sans nul doute modifié le regard porté par les français, notamment les urbains, sur les villes dites « intermédiaires ». Ils sont de plus en plus nombreux à y projeter leur avenir encore faut-il que l’offre de services soit au rendez-vous de cette recherche d’une meilleure qualité de vie.

« Nos villes moyennes ont été très actives durant la crise de la Covid et nos compatriotes se reconnaissent de plus en plus dans ces villes à taille humaine », a affirmé Jacqueline Gourault, la ministre de la Cohésion des territoires, au terme des troisièmes rencontres d’Action cœur de ville (ACV).

A cette occasion, un sondage Ifop a mis en lumière l’intérêt grandissant des français pour les villes moyennes (entre 20 000 et 100 000 habitants). « Avec l’essor du télétravail, souhaitez-vous déménager de votre logement actuel ? ». À cette question posée par l’Ifop, 23 % des habitants des grandes agglomérations ont répondu « oui ». Pour s’installer où ? 50 % des sondés souhaitent aller vivre dans une ville moyenne – contre 30 % dans une autre grande ville, 13 % dans une petite ville et 7 % dans un territoire rural. De manière générale, une large majorité des Français préfère vivre dans une ville moyenne (84 %) que dans une grande métropole.

Le premier « Baromètre de l’immobilier villes moyennes », outil d’analyse et de suivi annuel à destination des acteurs économiques et du grand public, démontre une hausse soutenue des ventes immobilières (supérieure à 5%) dans 148 villes moyennes. D’après Rollon Mouchel-Blaisot, directeur national du programme Action Cœur de ville « Nous voyons un changement de paradigme, s’agissant du développement territorial : après l’essor des métropoles est venu le temps des villes moyennes ».

Ainsi des villes comme Senlis (Oise) perçoivent ce regain d’intérêt depuis la sortie du confinement. La maire Pascale Loiseleur constate que « les habitants des métropoles et des grandes villes se rendent compte que l’on vit probablement mieux dans une petite ville où l’on peut tout faire à pied ».

Force est de constater que si des villes intermédiaires comme Annecy, Caen ou encore La Rochelle s’avèrent de plus en plus attractives, certains villes moyennes situées à proximité des métropoles, en grande banlieue, telles que Choisy-le-Roi (autour de Paris), Marignane (autour de Marseille) ou encore Givors (autour de Lyon) tirent également leur épingle du jeu car elles permettent d’optimiser le pouvoir d’achat tout en conservant les avantages de leur offre de services (écoles, commerces, administrations, transports, etc..).

« Il y a une fenêtre de tir pour les villes qui sont prêtes avec un projet cohérent », a expliqué à l’AFP le maire (PS) Frédéric Chéreau de Douai.

Car l’enjeu des villes moyennes dans leur conquête de nouveaux habitants, c’est d’adapter en temps réel leur offre de services afin d’offrir la meilleure adéquation possible entre les besoins et les moyens. Les évolutions seront très différentes selon les territoires, en raison de préposés à action rapide (capacité à gérer le post-crise avec une évolution de l’offre, capacité à se réinventer, capacité à se rapprocher des citoyens) et des préposés plus structurels liés au modèle de développement du territoire.

L’eldorado de ces urbains en manque d’espace devra donc répondre à un savant équilibre entre la densité de population, la polarité des services (sport, culture, médico-social, scolaire, …), la présence d’antennes universitaires, un joli cadre de vie et la qualité des espaces publics. Ces villes moyennes devront également accentuer leurs efforts auprès de leur EPCI de rattachement, en termes de développement économique comme par exemple les emplois de services aux entreprises (gestion, comptabilité, informatique, communication, …) qui jusqu’à présent étaient surtout présents dans les métropoles.

L’Etat participe également à cette « démétropolisation » via le transfert d’ici 2026 de 2500 agents de l’administration fiscale qui vont être affectés dans une cinquantaine de communes sélectionnées pour les accueillir (Alençon, Bergerac, Pau ou encore Limoges en font partie).

Afin de répondre au mieux aux besoins actuels et futurs de leurs habitants, les villes moyennes vont donc devoir faire preuve de souplesse et d’adaptabilité. Pour cela, certaines d’entre elles, La Rochelle, Lannion, Auxerre, Châteauroux notamment, ont fait appel aux services de l’équipe tbmaestro afin de co-construire un schéma directeur immobilier à leur image. Ce puissant outil leur a permis d’approfondir la connaissance de leur patrimoine afin d’adapter au mieux leur offre de services aux besoins des usagers (actuels et futurs) et de maîtriser et monitorer les investissements à consentir afin de faire évoluer leur patrimoine. Le schéma directeur immobilier agit par ailleurs comme un facilitateur de communication auprès des différentes parties prenantes et permet de fédérer autour d’un projet commun de développement de la commune, préalable nécessaire afin d’anticiper l’afflux de nouveaux habitants et d’ancrer dans le temps cette attractivité nouvelle.


Mots clefs : attractivités, ville moyennes, offre de services, démétropolisation, schéma directeur immobilier

Date de l’article : 14/10/2020

Rédacteur : Claire Duclos

Sources :

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