Le PNACC : faire face aux risques climatiques sur les actifs
Comprendre ce qu’est le PNACC et comment il s’inscrit dans la gestion d’actifs permet d’intégrer les enjeux climatiques au cœur de la stratégie.
Créée en 1990, l’Agence de l’environnement et de la maitrise de l’énergie (ADEME) résulte de la fusion de trois agences créées à la suite du choc pétrolier de 1973 et de la prise de conscience de la forte dépendance de la France au pétrole.
Fondée sur une revendication de la sobriété tant dans l’usage de l’énergie que des matières premières, l’ADEME agit dans 5 domaines :
Suite aux prises de conscience du réchauffement climatique et des avancées au niveau international (Sommet de la Terre et déclaration de Rio en 1992, Protocole de Kyoto en 1997, Sommet de la Terre de Johannesbourg) l’ADEME évolue en étant non seulement pourvoyeuse de solutions, mais également compétente pour implémenter ces solutions.
À la suite du Grenelle de l’environnement en 2007, l’ADEME se voit confier le pilotage de plusieurs fonds de soutien (fonds déchets et fonds chaleur) et développe ses programmes d’investissement.
30 après sa création, l’ADEME dispose aujourd’hui d’une expertise scientifique et technique qu’elle met au service des entreprises, communes et associations sur l’ensemble du territoire national. Forte de ses 1000 salarié.es répartis sur ses 20 sites régionaux (3 sites centraux, 13 en métropole et 4 en outre-mer), elle accompagne ces structures sur le plan financier et stratégique et joue un rôle clef dans la sensibilisation du public sur les enjeux de la transition écologique.
L’ADEME a connu récemment une mise en avant médiatique à la suite de critiques d’une partie du champ politique, qui pointe notamment son budget de 4 milliards comme source d’économie possible. Si l’ADEME s’est défendue dans la presse via son président (lire l’article du Monde), il est intéressant de disséquer ce budget pour comprendre ce qui se cache derrière.
En 2024, c’est un budget à l’équilibre de 3,4 milliards d’euros qui a été exécuté (voir le rapport de gestion et de performance).
Sur le volet des recettes, ce budget contient deux parties principales :

Sur le volet des dépenses, on retrouve l’exécution du budget propre et des comptes tiers qui se répartissent de la manière suivante :

L’ADEME est donc aujourd’hui un organisme de pilotage des subventions bien plus qu’une structure massivement subventionnée. Seul un tiers de son budget provient de subventions et l’écrasante majorité de ces subventions sont redistribuées via les différents programmes d’aides de l’ADEME.
L’ADEME est positionnée depuis plusieurs années comme un acteur important de la gestion d’actifs pour les collectivités territoriales, notamment via un outil qui s’est démocratisé depuis une dizaine d’années : le schéma directeur immobilier et énergétique (SDIE).
C’est ainsi qu’en 2021, la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR) et l’ADEME coécrivent un cahier des charges pour l’élaboration d’un SDIE. L’objectif est de permettre aux collectivités d’entrer dans une gestion de leur patrimoine vertueuse, d’évaluer la vétusté de leur parc, de rationaliser et de prioriser leurs investissements, tout en effectuant les travaux nécessaires d’amélioration énergétique.
L’ADEME a ainsi posé le cadre du SDIE et soutient les communes qui souhaitent se lancer dans la démarche, notamment en finançant jusqu’à 50% la réalisation d’un SDIE par un bureau d’étude.
Cependant, toutes les communes du fait de leur taille ou de leur fonctionnement ne souhaitent pas forcément faire intervenir un tiers de confiance pour les accompagner sur l’élaboration de leur stratégie patrimoniale, que ce soit à cause du coût ou de la durée nécessaire. En revanche, ces organismes souhaitent malgré tout monter en compétence pour parvenir à une gestion saine de leur parc.
D’autres volets d’aides de l’ADEME interviennent alors, notamment la mise à disposition d’outils et le financement de missions d’accompagnement régional qui visent à permettre aux collectivités de construire leurs indicateurs, d’être accompagnées dans des changements de pratiques et leur permettre, in fine, de s’engager elles-mêmes dans une démarche de gestion d’actifs physiques.
C’est ainsi que tbmaestro intervient auprès de collectivités en Île-de-France, Bretagne et Occitanie, afin de les accompagner dans la gestion de leurs actifs.
Cet accompagnement peut prendre plusieurs formes :
Mots clefs : ADEME, Transition écologique, Gestion d’actifs, SDIE, Subventions, Aides, Accompagnement
Date de l’article : 30.09.25
Rédacteur :

Sources :
Découvrez nos offres adaptées à vos besoins :
Comprendre ce qu’est le PNACC et comment il s’inscrit dans la gestion d’actifs permet d’intégrer les enjeux climatiques au cœur de la stratégie.
Le secteur de la construction, deuxième secteur le plus émetteur de CO2 en France, joue un rôle important dans l’atteinte des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
En 2025, les collectivités publiques sont confrontées à une équation complexe : répondre à la crise du logement, limiter les émissions de CO₂, s’adapter à des usages en perpétuelle évolution et optimiser les investissements dans un contexte budgétaire contraint.