Retrait gonflement des sols argileux : un risque croissant pour le parc bâti

12 Mai, 2026

Conséquence directe du changement climatique, la France s’attend à deux fois plus de sécheresse des sols sur son territoire d’ici 2050. A cela s’ajoute une baisse de 10% des cumuls de pluies lors des périodes estivales selon la trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique (TRACC).

Un phénomène naturel, amplifié par le dérèglement climatique

Bien que la quantité d’eau tombant sur le territoire métropolitain reste égale selon les prévisions de Météo France, c’est la répartition de celle-ci qui inquiète les spécialistes. En effet, des épisodes de pluies beaucoup plus intenses et concentrés sont attendus, laissant place à de plus longues période de sécheresse. Ces évolutions impactent significativement 4 millions de maisons individuelles et autres bâtiments concernés par le retrait-gonflement des sols argileux.

La présence de certains minéraux argileux dans les sols engendre un double phénomène néfaste au bon maintien de la structure du bâtiment. En cas d’hydratation trop importante ces minéraux gonflent pour ensuite se rétracter lors de périodes de sécheresses prolongées. Nous sommes donc en présence d’une problématique déjà visible et qui risque de perdurer dans le temps compte-tenu des trajectoires climatiques énoncées précédemment.

Des fissures de plus en plus nombreuses partout en France

La répartition de ces zones argileuses suggère que peu de régions françaises peuvent se targuer de n’être concernées. Hormis le quart nord-ouest du pays (Bretagne), l’ensemble du territoire est contraint de faire face à ce phénomène qui constitue le second poste d’indemnisation au titre des catastrophes naturelles du pays. Parmi les espaces les plus touchés, la région Centre Val de Loire figure en tête avec plus de 44 % de sa superficie concernée par un aléa fort ou moyen selon l’Etat. On distingue également l’Occitanie (28,6 %), la Nouvelle Aquitaine (26,1) %, ou plus encore l’Ile-de-France (29 %) dont on connait la concentration immobilière et démographique.

Les pathologies dont peuvent souffrir les bâtiments exposés au phénomène sont le plus souvent visibles. Des fissurations en façade peuvent facilement être repérées. Celles-ci, dans la majorité des cas obliques, suivent les points de jointures des composants du mur (mortier de jointement pour briques ou bétons) et se forment au niveau des ouvertures. Au sol, on constate également des mouvements de terrain sur les dalles de terrasses ou sur les perrons des maisons. Tous ces signes de fissures montrent une déséquilibration du bâtiment qui doit alors être surveillé attentivement. On place donc des témoins au niveau de ces lézardes. Ces fissuromètres installés peuvent prendre différentes formes (sonde, jauges, marque de plâtre).

Une gestion des risques primordiale face à l’augmentation des coûts

Selon Géorisques « l’année 2022 a été marquée par une sinistralité sécheresse record à 3,5 Md€ » ; le coût moyen d’un sinistre est estimé par leur soin à 16 500 € pour une maison individuelle. Désormais, pour toute construction neuve, il est obligatoire de prendre en compte les risques liés à ce phénomène maintenant bien connu en France.

Concernant le patrimoine existant, il est important en tant que propriétaire ou gestionnaire d’actifs physiques de garantir une bonne conservation dans le temps de son parc bâti. En cas d’impacts déjà visibles on distingue deux catégories de solutions dites horizontales ou verticales proposées dans le guide de prévention, adaptation et remédiation RGA (Retrait et Gonflement d’Argile) disponible sur écologie.gouv.fr. La dernière citée s’appuie sur une rénovation tournée vers des interventions au niveau des fondations ou de la structure du bâtiment tandis que la première se concentre sur la gestion de l’écosystème entourant l’habitat (étanchéité des réseaux, drainage, écran anti-racines).

Le phénomène de retrait et gonflement des argiles va dès lors continuer de toucher un nombre croissant de bâtiments. En tant qu’assistant à maîtrise d’ouvrage, nous accordons chez tbmaestro une place particulière à une bonne gestion du parc d’actifs existants afin de prévenir tout risque concernant la sécurité des personnes ou pouvant entrainer la dévaluation des biens. Grâce à une bonne connaissance de son impact sur les structures et à la mise en place d’une stratégie adaptée quant aux rénovations et adaptations nécessaires, les effets néfastes du RGA peuvent être ainsi limités.

C’est dans cette logique que s’inscrit l’offre multi-enjeux, pensée pour accompagner les acteurs dans une gestion globale et anticipative de leurs actifs.


Mots-clés : RGA, gestion d’actifs                                                                                                           

Date de l’article : 12/05/2026

Rédacteur :

Sources:

https://www.notre-environnement.gouv.fr/themes/risques/les-mouvements-de-terrain-et-les-erosions-cotieres-ressources/article/retrait-gonflement-des-sols-argileux-plus-de-4-millions-de-maisons#ressources

https://www.adaptation-changement-climatique.gouv.fr/dossiers-thematiques/impacts/secheresse

https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/actualites/A18807

https://www.georisques.gouv.fr/cartes-interactives#/.

https://www.ecologie.gouv.fr/politiques-publiques/retrait-gonflement-argiles-construction

https://www.data.gouv.fr/datasets/carte-des-risques-retrait-gonflement-des-argiles

https://www.georisques.gouv.fr/donnees/bases-de-donnees/retrait-gonflement-des-argiles-version-2026
https://www.georisques.gouv.fr/consulter-les-dossiers-thematiques/retrait-gonflement-des-argiles

https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/documents/prevention_adaptation_remediation_RGA_guide_web.pdf

https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/documents/retrait-gonflement-argile-comment-proteger-sa-maison_web.pdf

Vous souhaitez optimiser la gestion de vos actifs ?

 

Découvrez nos offres adaptées à vos besoins :

 

  • Audit d’actifs
  • Stratégie en gestion d’actifs
  • Organisation en gestion d’actifs

Nos dernières actualités

Nouvelle mandature municipale : ancrer la gestion d’actifs au cœur du mandat

Nouvelle mandature municipale : ancrer la gestion d’actifs au cœur du mandat

À chaque renouvellement municipal, une nouvelle équipe d’élu·e·s prend ses fonctions avec une ambition forte pour le territoire. Pouvoir d’achat, transition écologique, qualité des services publics, attractivité, cohésion sociale… Les priorités sont nombreuses, mais le patrimoine bâti est rarement le premier sujet mis en avant. Et pourtant, il conditionne une grande partie de la réussite du mandat.

Lire plus
Share This